French poem
Poème 102 (Depuis le jour que le trait…)
Depuis le jour que le trait ocieus Grava ton nom au roc de ma memoire, Et que l'ardeur qui flamboit en ta gloire Me fit sentir la foudre de tes yeux :
Mon coeur ataint d'un éclair rigoureus Pour eviter le feu de ta victoire, S'alla cacher dans tes ondes d'ivoire, Et sous l'abri de tes flancs amoureus.
Là, point ou peu soucieus de ma plaie De çà de là par tes flots il s'esgaie, Puis il se seiche aus rais de ton flambeau :
Et s'emmurant dedans leur forteresse, Seul, pâle et froid, sans retourner, me laisse, Comme un esprit qui fuit de son tombeau.
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