French poem
Poème 105 (Si doucement le souvenir me tente…)
Si doucement le souvenir me tente De la mieleuse & fieleuse saison, Ou je perdi la loi de ma raison Qu’autre douleur ma peine ne contente.
Je ne veus point en la plaie de tante Qu’Amour me fit pour avoir guarison, Et ne veus point qu’on m’ouvre la prison, Pour affranchir autre part mon attente.
Plus que venin je fui la liberté, Tant j’ai grand peur de me voir escarté Du dous lien qui doucement offense:
Et m’est honneur de me voir martyrer, Sous un espoir quelquefois de tirer Un seul baiser pour toute recompense.
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