French poem
Poème 145 (Entre mes bras qu'ores ores n'arrive…)
Entre mes bras qu'ores ores n'arrive Celle qui tient ma plaie en sa verdeur, Et ma pensée en gelante tiedeur, Sur le tapis de ceste herbeuse rive ?
Et que n'est elle une Nymfe native De quelque bois ? Par l'ombreuse froideur, Nouveau Sylvain, j'alenterois l'ardeur Du feu qui m'ard d'une flame trop vive.
Et pourquoi, cieus, l'arrest de vos destins Ne m'a fait naistre un de ces Paladins Qui seuls portoient en crope les pucelles ?
Et qui tâtant, baisant, & devisant, Loin de l'envie, & loin du mesdisant, Dieus, par les bois vivoient avecques elles ?
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