French poem
Poème 149 (Puis que cet oeil qui fidelement…)
Puis que cet oeil qui fidelement baille Ses lois aus miens, sur les miens plus ne luit, L’oscur m’est jour, le jour m’est une nuit, Tant son absence asprement me travaille.
Le lit me semble un dur camp de bataille, Rien ne me plait, toute chose me nuit, Et ce penser, qui me suit & resuit, Presse mon cœur plus fort qu’une tenaille.
Ja pres du Loir entre cent mile fleurs, Soulé d’ennuis, de regrets & de pleurs, J’eusse mis fin à mon angoisse forte,
Sans quelque dieu, qui mon œil va tournant Vers le païs ou tu es sejournant, Dont le bel aer sans plus me reconforte.
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