French poem
Poème 147 (Lune à l’oeil brun, la dame…)
Lune à l’oeil brun, la dame aus noirs chevaus, Qui ça qui là, qui haut qui bas te tournent, Et de retours, qui jamais ne sejournent, Trainent ton char eternel en travaus.
A tes desseins les miens ne sont égaus, Car les amours qui ton coeur epoinçonnent, Et ceus aussi qui mon coeur eguillonnent, Divers souhaits desirent à leurs maus.
Toi mignotant ton dormeur de Latmie, Tu voudrois bien qu’une course endormie Emblât le train de ton char qui s’enfuit:
Mais moi qu’Amour toute la nuit devore, Las, des le soir je souhaitte l’Aurore, Pour voir le jour, que me celoit ta nuit.
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