French poem
Poème 182 (En nul endort, comme a chanté…)
En nul endort, comme a chanté Virgile, La foi n'est seure, & me l'a fait savoir Ton jeune coeur, mais vieil pour decevoir, Rompant la sienne infamement fragile.
Tu es vraiment, & site, & malhabile, D'assubgettir les coeurs à ton pouvoir, Joüet à vent, flot prompt à s'emouvoir, Beauté trop belle en ame trop mobile.
Helas, Amour, si tu as quelque fois Haussé ton vol sous le vent de ma vois, Jamais mon coeur, de son coeur ne racointes,
Puisse le ciel sur sa langue envoier Le plus aigu de sa foudre à trois pointes Pour le paiment de son juste loier.
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