French poem
Si mon grand Roy n’eust veincu meinte armée
Si mon grand Roy n’eust veincu meinte armée, Son nom n’iroit, comme il fait, dans les cieux : Les ennemis l’ont fait victorieux, Et des veincuz il prend sa renommée. Si de plusieurs je te voy bien-aimée, C’est mon trophée, et n’en suis ennuyeux : D’un tel honneur je deviens glorieux, Ayant choisy chose tant estimée. Ma jalousie est ma gloire de voir Mesmes Amour soumis à ton pouvoir. Mais s’il advient que de luy je me vange, Vous honorant d’un service constant, Jamais mon Roy par trois fois combatant N’eut tant d’honneur, que j’auray de louange.