French poem
--Sur Un Exemplaire Des _Émaux Et Camées_--
Vous vous trompez, je vous le jure, Si vous croyez ce rondeau-ci Fait d'onyx ou d'émail aussi: Car Gautier seul achève ainsi Des merveilles de ciselure.
Mais si je signe: «Votre ami,» N'allez pas, je vous en conjure, Me dire, en songeant à demi: «Vous vous trompez.»
Car, selon moi, si jusqu'ici Vous avez cru qu'une parure, (Fût-ce un camée en pierre dure, Fût-ce un émail de Rudolfi), Vaut un ami dont on est sûre, Vous vous trompez.
Paris, Avril 1862.