Versos French Rabindranath Tagore Iii

French poem

Iii

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L’heure s’obscurcit et la flamme mourante de ma lampe vacille.

Je n’ai pas remarqué l’instant où le soir est entré dans la nuit, comme la fille du village qui, après avoir rempli une dernière cruche à la rivière, referme la porte de sa case.

Je te parlais, Bien-Aimée, avec un esprit conscient seulement de ma propre voix. Dis-moi, mes paroles avaient-elles un sens? Ont-elles apporté quelque message venu de plus loin que des rives de ce monde?

A présent que je me suis tu, je sens mieux la paix nocturne débordante de pensées. Mais je contemple avec terreur l’abîme muet qui de ces pensées me sépare!