French poem
Iii
D’où vient ton inquiétude, Bien-Aimée? Laisse mon cœur toucher le tien et que sous mes baisers s’efface ta douleur muette.
Des mystères de la nuit nous est venue cette heure, afin que l’amour s’y crée un monde nouveau entre les portes closes, à la lueur de cette lampe unique.
Nous n’avons pour toute mélodie qu’un roseau sur lequel nos lèvres se poseront tour à tour; pour couronne nous n’avons qu’une guirlande dont je parerai mon front après en avoir paré le tien.
Arrachant de ma poitrine ce voile, je préparerai sur le sol notre couche; l’unisson des caresses et un sommeil de délices empliront notre univers étroit et sans bornes.