French poem
En pente douce, en dôme vert, monte l’allée
by Robert de Montesquiou (1855–1921)
En pente douce, en dôme vert, monte l’allée Des marmots noir mêlés au marbre violet. Soixante-six bambins font un troupeau complet, Sous vingt-deux miroirs d’eau qu’évente la feuillée.
Trois par trois assemblés sous la coupe émaillée, Tel, chasseur, tient sa pique, ou, chantre, un flageolet. Gaines, ou chèvrepieds, ils vont par triolet ; Et, trois autres, Tritons, ont la jambe écaillée.
Sous l’ombre le zébrant d’un dessin de Kaschmir, Bicentenaires, ils regardent s’endormir Un tout petit enfant sérieux comme un bonze…
Et la mort du sommeil qui sur lui se posait, Sous les yeux immortels de ses frères de bronze, Apprenait à mourir au vivant marmouset.
More by Robert de Montesquiou
- Des bouquets de lilas, d’iris et de tulipe
- Deux noms chers à l’Amour : Montbazon et Rancé !
- Diabolique idole apparaît Montespan
- Disgracieux, balourd, malhabile, taquin
- Étrange aboutissant d’une splendeur si grande
- Figurant les Rogers, jouant les Apollons
- Il joue aux naturel les Mythes, les Roger
- Il te faut enfanter parmi la tubéreuse