French poem
Il te faut enfanter parmi la tubéreuse
by Robert de Montesquiou (1855–1921)
Il te faut enfanter parmi la tubéreuse Dont l’odeur est mortelle aux parturitions ; Ce fils qui vient de naître avec précautions, La Cour doit ignorer sa naissance peureuse.
Toi que l’Histoire nomme une Grande Amoureuse, Tes fardeaux sont plus lourds que ceux des Ixions ! Tu roules tes plaisirs, des, Gnides aux Sions En lesquelles, pour toi, le repentir se creuse.
De procréer un Duc si l’orgueil t’est donné, Ta clameur triomphale au nom du nouveau-né Se tait — pour épargner un opprobre à la Reine !
Et ton cri maternel à la mort de l’enfant, Lorsque sur toi, le cloître a clos sa sainte arène, Se tait — pour épargner un scandale au couvent !
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