French poem
Étrange aboutissant d’une splendeur si grande
by Robert de Montesquiou (1855–1921)
Étrange aboutissant d’une splendeur si grande, Cette effroyable cire au jaune horrible et mat, Aux verts cadavéreux, semble d’un Goliath L’âpre tête tranchée où luit la mouche à viande.
Lourd profil du dieu mort que la boucle enguirlande, Prince vers qui montait le sonore vivat ! Ton front putréfié n’offre plus rien de fat, Ton teint momifié, de plaques se faisande.
Le porphyre s’effrite, et le granit se fond ; La cire immortalise, en l’étendant, ta ride. Grâce antique, figée en Adonis putride.
Et ne sera-ce pas un exemple profond, Si, vers la fin des temps, de ta vaste Épopée, Il ne reste, Grand Roi, qu’une vieille Poupée ?
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