Versos French Robert de Montesquiou La Nature à l’Histoire emprunte ses effets

French poem

La Nature à l’Histoire emprunte ses effets

by (1855–1921)

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La Nature à l’Histoire emprunte ses effets, Qu’événements, et frondaisons, la rouille mange. Tout se pénètre, tout communique et s’échange : Le Bois a son feuillage, et le Siècle a ses faits.

Ce malade immortel : le Temps, a deux chevets Dont le dais est de pourpre, et, la marche, de fange ; En quoi l’un a péché, c’est l’autre qui le venge : La Révolte est funeste, et l’Hiver est mauvais.

Le même Dieu, du même souffle les effleure. La Nature est pareille à l’Histoire : elle pleure. À l’orage, l’émeute est semblable : elle dort.

En ses transitions de l’un à l’autre règne, Qui, du feuillage roux, passe au feuillage mort, La Nature est pareille à l’Histoire : elle saigne !