French poem
La Nature reprend ses droits sur tes vestiges
by Robert de Montesquiou (1855–1921)
La Nature reprend ses droits sur tes vestiges, Double marbre, Hyacinthe et Pan, grâce et laideur ; Pan redevient lui-même et grave ses litiges Sur ce groupe pétri de stupre et de candeur.
Pan redevient le Tout, vibration, odeur ; L’effarement des bruits, l’élancement des tiges ; Et, pour multiplier ses fourmillants prestiges, Un reflet qui vacille irise leur froideur.
Le Chèvrepied velu sent l’envahir la mousse ; L’oiseau niche en son cœur où vibre une voix douce, Quand, sur un duvet blond, le baiser prend son vol.
Et c’est des roseaux joints de la syrinx verdie, Que j’entends, dans le soir où Phœbé s’irradie, Couler le cristal frais des chants du rossignol.
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