French poem
Fagotté plaisamment comme un vray Simonnet
by Saint-Amant (1594–1661)
Fagotté plaisamment comme un vray Simonnet, Pied chaussé, l’autre nud, main au nez, l’autre en poche, J’arpente un vieux grenier, portant sur ma caboche Un coffin de Hollande en guise de bonnet. Là, faisant quelquefois le saut du sansonnet, Et dandinant du cu comme un sonneur de cloche, Je m’esgueule de rire, escrivant d’une broche En mots de Pathelin ce grotesque sonnet. Mes esprits, à cheval sur des cocquesigrues, Ainsi que papillons s’envollent dans les nues, Y cherchant quelque fin qu’on ne puisse trouver.
Nargue : c’est trop resver, c’est trop ronger ses ongles ; Si quelqu’un sçait la ryme, il peut bien l’achever.