French poem
Madrigal imité du cavalier Marin
by Saint-Amant (1594–1661)
Cette fiere beauté que mon ame idolastre A les bras et les mains et la gorge d’albastre ; D’un cinabre vivant son teint est embelly ; Sa bouche est d’un corail, où des perles éclatent ; Son visage et son corps, faits d’un marbre poly, Le prix de la blancheur à la neige débattent ; Et ses yeux si charmans, Aussi bien que son cœur, sont de vrais diamans. Doy-je donc m’estonner de la trouver si dure Aux peines que j’endure, Puis que, pour mon malheur, le ciel, qui la forma, La fit toute de pierre, et Roche la nomma ?