French poem
« J’aime Paris aux beaux couchants d’automne »
by Sainte-Beuve (1804–1869)
J’aime Paris aux beaux couchants d’automne, Paris superbe aux couchants élargis, Quand sur les quais du soleil tout rougis, Le long des ponts, je m’arrête et m’étonne.
Rompant au fond la splendeur monotone, L’Arc de triomphe et ses pans obscurcis Semblent s’ouvrir au vainqueur de Memphis, Qui les emplit de l’or de sa couronne.
Mieux qu’un vainqueur, c’est un Roi-Mage encor, Qui, vieillissant, verse tout son trésor ; Ou c’est Homère épanchant l’Odyssée, Car ce matin j’en lisais de doux chants ;… Et je m’en vais mêlant dans ma pensée Avec Paris Ithaque aux beaux couchants.
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