Versos French Sainte-Beuve Pensées

French poem

Pensées

by (1804–1869)

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C’est ainsi qu’achevait l’Aveugle en soupirant, Et prés des bois marchait, faible, et sur une pierre S’asseyait. Trois pasteurs, enfants de cette terre, Le suivaient, accourus aux abois turbulents Des molosses, gardiens de leurs troupeaux bêlants.

Commençons par les Dieux : — Souverain Jupiter, Soleil qui vois, entends, connais tout : et toi, mer, Fleuves, terre, et noirs Dieux des vengeances trop lentes, Salut ! venez à moi, de l’Olympe habitantes, Muses ; vous savez tout, vous, Déesses ! et nous, Mortels, ne savons rien qui ne vienne de vous.

Puis aussi les moissons joyeuses, les troupeaux Bêlants ou mugissants, les rustiques pipeaux, etc.

Les belles font aimer ; elles aiment. Les belles Nous charment tous. Heureux qui peut être aimé d’elles ! Sois tendre, même faible ; on doit l’être un moment ; Fidèle, si tu peux. Mais conte-moi comment, Quel jeune homme aux yeux bleus, etc.

Que Chénier réveilla si fraîche, et dont l’ivoire S’échappa sanglant de ses mains.

Le coup n’est pas très-fort ; non, il n’est pas, sans doute, Large comme un portail d’église, ni profond Comme un puits ; c’est égal ; la botte est bien à fond.

Un Klephte a pour tout bien l’air du ciel, l’eau des puits, Un bon fusil bronzé par la fumée, et puis La liberté sur la montagne.

. . . . . . . . . . . . Les platanes épais Près des sources encor se plaisent à s’étendre En dômes transparents ; leurs rameaux n’ont jamais Sur la terre laissé tomber un jour plus tendre.

Aux premières lueurs de l’aube, sur la rive, Épuisé de sa course un messager arrive.

Ida ! j’adore Ida, la légère bacchante : Ses cheveux noirs, mêlés de grappes et d’acanthe, Sur le tigre attaché par une agrafe d’or, Roulent abandonnés ; sa bouche rit encor En chantant Évoé ; sa démarche chancelle ; Ses pieds nus, ses genoux que la robe décèle, S’élancent ; et son œil, de feux étincelant, Brille comme Phœbus sous le signe brûlant.

Oui, disait l’une, c’est notre douce patronne. La sainte du berceau, l’ange des cœurs souffrants, Oh ! venez sous mon toit guérir mes vieux parents Qui sont malades. — L’autre en souriant la prie, etc.

Les matins de printemps, quand la rosée enivre Le gazon embaumé, je sors avec un livre Par la porte du bois.

Ce n’est pas un aveu que mon ardeur réclame ;

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Ce n’est pas d’enlacer en mes bras le contour De ces bras, de ce sein ; d’embraser de ma flamme Ces lèvres de corail si fraîches ; non, Madame, etc.

Elle n’est pas la vierge ou la veuve éplorée Qui d’un cloître désert, d’une tour sans vassaux Solitaire habitante, erre sous les arceaux, Disant un nom ; descend aux tombes féodales, etc.

… Oh ! ce n’est pas une scène sublime, Un fleuve résonnant ; des forêts dont la cime Flotte comme une mer, ni le front sourcilleux Des vieux monts tout voûtés se mirant aux lacs bleus.

Moi-même les ai vus, d’un visage serein, Pousser des chants aux cieux dans des taureaux d’airain.

L’or reluisait partout aux axes de tes chars.

Car, en de longs détours de chansons vagabondes, Il enchaînait de tout les semences fécondes, Les principes du feu, les eaux, etc.

Ainsi le grand vieillard en images hardies Déployait le tissu des saintes mélodies. Les trois enfants, émus à son auguste aspect, Admiraient, d’un regard de joie et de respect, De sa bouche abonder les paroles divines, Comme en hiver la neige au sommet des collines.

Le rayon qui blanchit ces vastes flancs de pierre, En glissant à travers les pans flottants du lierre, Dessine dans l’enceinte un lumineux sentier.

La ruine, abaissant ses voûtes inclinées.

Tout jetait des éclairs autour du roi superbe.

Les monts dont un rayon baigne les intervalles.

Ondoyer sous les vents l’albâtre des panaches.

Le soleil et les vents dans ces bocages sombres Des feuilles sur ses traits faisaient flotter les ombres,

Les gants rompus livrant les bras, les mains trahies.

De grands tas aux rebords des carrières de plâtre… Remêlant quelque poudre au fond d’un verre d’eau… À genoux, de velours inonde au loin les dalles.

Comme en hiver la neige au sommet des collines,

Quelquefois seulement, quand mon âme oppressée Sent en rhythmes nombreux déborder ma pensée, Au souffle inspirateur du soir dans les déserts, Ma lyre abandonnée exhale encor des vers ! J’aime à sentir ces fruits d’une sève plus mûre Tomber, sans qu’on les cueille, au gré de la nature ; Comme le sauvageon secoué par les vents, Sur les gazons flétris, de ses rameaux mouvants Laisse tomber ses fruits que la branche abandonne, Et qui meurent au pied de l’arbre qui les donne.

………… Et pour paraître belle, L’eau pure a ranimé son front, ses yeux brillants ; D’une étroite ceinture elle a pressé ses lianes, Et des fleurs sur son sein, et des fleurs sur sa tête, Et sa flute à la main………

Jonchant d’un feu de plus les parvis du saint lieu, Éclore tout d’un coup sous les pas de son Dieu ;

………… Et s’il est ici-bas Un front pensif, des yeux qui ne se ferment pas,

Son rayon en quittant leur paupière attendrie, Leur laisserait encor la vague rêverie, Et la paix et l’espoir ;…………

Pareille au grand César, qui, quand l’heure fut prête, etc. ;

Britannicus est seul :quelque ennui qui le presse, Il ne voit à son sort que moi qui s’intéresse, Et n’a pour tous plaisirs, Seigneur, que quelques pleurs Qui lui font quelquefois oublier ses malheurs.

Je parlerai, Madame, avec la liberté D’un soldat qui sait mal farder la vérité.

Je parlerai, Madame, avec la liberté D’un soldat ; je sais mal farder la vérité.

Non copri sue bellezze e non l’espose,

. . . . . . . . Tombez, altières colonnades, Croulez, fiers chapiteaux, orgueilleuses arcades !

« . . . . . . . Amiamo or quando « Esser si puote riamato amando. »