French poem
Celle qui prie
by Stuart Merrill (1863–1915)
Ses doigts gemmés de rubacelle Et lourds du geste des effrois Ont sacré d’un signe de croix Le samit de sa tunicelle.
Sous ses torsades où ruisselle La rançon d’amour de maints rois, Sa prunelle vers les orfrois Darde une viride étincelle.
Et c’est par l’oratoire d’or Les alléluias en essor De l’orgue et du violoncelle :
Et, sur un missel à fermail Qu’empourpre le soir d’un vitrail, Ses doigts gemmés de rubacelle.