French poem
La Chevauchée des Walkyries
by Stuart Merrill (1863–1915)
Vers le Walhalla, heïaha ! les Walkyries, Dont la cohorte d’or heurte aux cieux les rafales, Bondissent au galop des sabots des cavales. Heïaha ! le nocturne hallali des furies !
Le feu qui darde aux fers de leurs flèches fleuries Crépite en un sillon de flammes infernales. Dans des poudres d’airain la foudre des cymbales Rythme en râles l’essor des fantasmagories.
Heïaha ! par delà la lune et les nuées, Dans le vacarme des armes et des huées, Palpite la splendeur écarlate des casques !
Soudain l’écho dort. — Lors, prélude monotone Des colères du Dieu chevaucheur de bourrasques, Sonore, un cor de corne en la tempête tonne.