French poem
Mai, le gai moi où l’on espère
by Stuart Merrill (1863–1915)
Mai, le gai mois où l’on espère, Le mois triste où l’on se souvient, Vient-il dans l’aube grise ou claire Pour ce cœur que l’amour retient ?
Ô passant au visage austère, Demande ta réponse au vent Ou creuse de ta main la terre Où dort tout ce qui fut vivant.
Le nouveau printemps est plein d’ailes, Mais le mois des désirs en fleur Et des amours qu’on crut fidèles Ne revient jamais pour le cœur.