French poem
Par les matins d’hiver quand je lisais tes lettres
by Tristan Derème (1889–1941)
Par les matins d’hiver quand je lisais tes lettres, Des roses de juillet fleurissaient aux fenêtres De mon rêve. Bravant le givre, le verglas, Les averses, le vent du Nord sonneur de glas, Je murmurais tes mots en suivant les ruelles Tortueuses… Soudain les rafales cruelles S’apaisaient ; le soleil inondait les maisons ; Je m’avançais sous de divines frondaisons, Et je voyais sourire au fond du paysage La grâce et la candeur de ton jeune visage.