French poem
Personne ne saura jamais
by Tristan Derème (1889–1941)
Personne ne saura jamais Que je te vis cueillir des roses Au mois de mai Sur les rosiers aux étiquettes de bois jaune Par un ciel bleu comme ta robe.
Personne ne saura jamais Que tu fus douce à ma colère Au mois de mai, Que tu pleurais dans un bouquet de violettes, Que les larmes mouillaient tes lèvres.
Personne ne saura jamais… Trop transparentes libellules Au mois de mai… Ton léger souvenir s’enfuit comme une plume De tourterelle au clair de lune.
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