French poem
Parmi la brume et la tristesse du matin
by Tristan Derème (1889–1941)
Parmi la brume et la tristesse du matin, Languissamment les fleurs s’effeuillent au jardin, Exhalant la douceur de leur âme embaumée ; Et nos rêves aussi s’effeuillent, bien-aimée. La maison est déserte et nul ne s’assied plus Sous la tonnelle ; les deux bancs sont vermoulus ; Et, pareille à l’oubli, l’herbe envahit l’allée. Ton souvenir emplit mon âme désolée, Et tristement je songe au soir où tu lias Parmi tes cheveux noirs de blancs camélias.
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