French poem
Souffle ta lampe ! Le matin
by Tristan Derème (1889–1941)
Souffle ta lampe ! Le matin A frissonné sur les collines ; Et, morose, le cœur lointain, Dans la pénombre tu t’inclines.
Ouvre ta porte ! Le verger N’est qu’une verdure légère, Dans la lumière où l’air léger Sent l’herbe humide et la fougère.
Et d’un esprit calme et plus pur, Loin des douleurs que tu cisèles, Regarde tourner dans l’azur Les colombes aux blanches ailes !
More by Tristan Derème
- Si je dois ne jamais oublier les sentiers
- Si tu as bu le vin suprême des idées
- Six heures tombent de l’horloge
- Soleil triste, mairie obscure, ô jours amers
- Sur le toit noir et bleu que mon exil habite
- Terrible passion, voici que tu m’exiles
- Tes bras ont une courbe adorable et malgré que
- Tiède azur. Les bouvreuils s’éveillent dans les roses