French poem
Mon cœur hautain médisoit de l'Amour
by Abraham de Vermeil (1589–1620)
Mon cœur haultain mesdisoit de l’Amour, Et mesprisoit en tous lieux ses mysteres ; Ores ie sens tes puissantes choleres, Pardon, Amour, ie te suyurai tousiour : Ainsi disoit empestré de maint tour, De lierre seinct, de pampre & de viperes Penthé hurlant soubs les Bacchantes fieres, Qui dissipoient & son corps & son iour. Ainsi crioit (disoit l’Amour farouche) c’est insensé ; mais le cri de sa bouche Ne sceust fleschir l’vne ny l’autre Sœur : Tu en mourras, ne demande point grace, C’est œil brillant t’estendra sur la place, Et ces beaux doigts desmembreront ton cœur.
A. D. V.