French poem
Ô Dieu qui vois ceste rouë execrable
by Abraham de Vermeil (1589–1620)
O dieu qui vois ceste roüe execrable. Horrible obiect de ton iuste courroux, Qui vois mõ corps rõpus de tant de coups, Chasse de moi ton ire espouuentable : Mes os brifez sous la barre effroiable, Ma chair moliie & tous mes nerfs dissous, Mes bras pendans & mes tristes genoux Auront-ils point leur Seigneur secourable ? Le Forgeron frappe dessus le fer A coups doublez pour le mieux estoffer, Et en tirer vn outil de seruice : Et toi, bon Dieu m’auras-tu abbatu Soubs tant de coups tesmoins de ta vertu, Pour me laisser eternel au supplice
A. D. V.