French poem
Ores que je suis mort, je vai, je viens, je vire
by Abraham de Vermeil (1589–1620)
Ores que ie suis mort, je vai, ie viens, ie vire, Et quand i’estoi viuant i’arrestoi aux desers, Ie peuploi les rochers, or’ ie peuple les mers, Ie portoi fruict sans vie, ores mon fruict respire, Le Ciel me tempestoit, or’ l’onde me martire, Ma mere m’assıt droit, & mon pere à l’enuers, Ie suis autant le vert comme ie suis le pers, Mes cheveux, m’esbranloient, ore vne herbe m’inspire. Ores ie vai sans pieds guerroie sans main, I’enfante & engloutis mon pere & mon germain, Ie suis dans l’Vniuers pleine de plusieurs mondes. Deuine, richelet, est-ce point celle-là, Qui grise me vomit, & noire m’auala, Qui me mit dans le feu me retirant de l’onde ?
A. D. V.