French poem
165 (En vain la peur d’un joug…)
En vain la peur d’un joug tendre et fatal Vient m’adjurer d’être de toi guérie : Un corps aimé est comme un lieu natal, Un vif amour est comme une patrie !
Je ne veux plus occuper ma raison À repousser ta permanente image. J’attends ! — Parfois la plus chaude saison Boit la fraîcheur du survenant orage.
— Mais quand ma vie au souhait insistant Est par ta voix jusqu’aux veines mordue, J’arrache un cri à mon cœur haletant, Comme un poignard dont la lame est tordue…