French poem
Casseur de Gueules
by Aristide Bruant (1851–1925)
I’s ont la gueule et la vi’ dures Ceux qu’on appell’ les princ’s du sang, Pourtant, paraît qu’on prend des m’sures Pour les expulser. Bon Dieu ! d’sang- Dieu !… Des m’sur’s… j’en connais qu’eun’ seule : Pour nous débarrasser d’ tout ça : I’ faut leur-z-y casser la gueule… Ya qu’un vrai moyen… c’est çui-la. C’est comm’ les curés : Des Jean-fesse, Un tas d’clients qui foutent rien Que d’ licher du pive à la messe ; Ça vaut pas les quat’ fers d’un chien, I’s ont beau fair’ les bons apôtres, Faut leur casser la gueule aussi. Pis faut casser la gueule aux autres, Si ’ya besoin d’ quéqu’un… m’voici ! J’ tap’rai dans l’ tas d’ ceux qu’a pas d’ blouse, J’ cass’rai la gueule aux proprios, À tous les gens qu’a d’la galtouze Qu’il a gagné’ dans des agios. D’abord, moi, j’ai pas l’ rond, j’ suis meule, Aussi, rich’s, nobl’ eq cætera, I’ faut leur-z-y casser la gueule… Et pis après… on partag’ra !