Versos French Édouard Ducoté Mérion

French poem

Mérion

by (1870–1929)

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Mérion ne s’est pas soucié des sacrifices, des fêtes, des offrandes ; il n’a jamais gravi l’escalier d’un temple et sur les grands secrets n’a jamais disputé. Pourtant il n’était point impie. Il portait sur son front haut levé l’amour éclatant de la vie ; il aimait tout ce qui respire parce que tout servait à former son plaisir. Il n’était point non plus stupide ou débauché parce qu’il festoyait avec des courtisanes et s’animait aux jeux du stade. — Comment louerait-on mieux les Dieux, répétait-il, qu’en se montrant fort et joyeux ! Je les honore dans leurs œuvres ; le plus beau temple est une femme, la meilleure offrande un baiser. Je place mon culte en mes actes et je ne lève pas un doigt sans adorer.