French poem
Mindon
by Édouard Ducoté (1870–1929)
Ô vieil Homère, aïeul des poètes, du profond de ce tertre je t’adresse un salut ! Les chanteurs d’aujourd’hui se raillent des ancêtres ; ils fuient ton ombre large comme celle d’un chêne et vont se brûler au soleil. — Laissons derrière nous le passé révolu disent-ils, et créons une beauté nouvelle. — Et leur sottise les rend pareils à l’architecte qui rêverait un temple sans assises. Le culte change, mais la beauté est éternelle.
Salut, ô vieil Homère, le maître à tous ; sans toi, j’aurais balbutié toujours ; reçois donc en ma voix le paiement d’une dette.