French poem
Cxii
Un grand cri monte... Aïe! malheur! du Caburle un tourbillon effrayant enveloppe la barque en son remous: un heurt terrible tonne contre le Pont et tout se brise. Guilhem, du contre-coup, au sein des vagues est projeté, ayant l'Anglore dans ses bras. Et il nage, battu par les tronçons de poutre, et il nage, tenant à fleur d'eau son amie, et tant qu'il peut il nage. Mais les flots irrités le submergent enfin et sous la houle il disparaît. Sur l'autre bord du Rhône agenouillées, là-bas, pleurent les femmes, criant et priant Dieu. De la chaussée, où il s'était rendu après le bris des barques, sauvant le petit mousse de l'équipe, le bon Jean Roche à l'eau se jette encore. Et de nager, cherchant le prince; et de plonger, cherchant l'Anglore. Mais vainement! Le fleuve, qui sait où? les avait tous les deux emmenés pour toujours.