French poem
La Vierge aux roses
by Gabriel Monavon (1820–1906)
Seize ans vous couronnent de roses : Toutes les grâces du printemps Sur vos traits charmants sont écloses Comme des bouquets éclatants.
Vous avez la rose à la joue, Et chacune offre tour à tour Une fraîche touffe où se joue L’innocence près de l’amour.
Sur votre front, — fleur idéale, — Luit la rose de la pudeur, Mêlant sa teinte virginale Avec les lys de la candeur…
Et votre bouche épanouie, Où le rire aime à se poser, Et comme une rose fleurie Où l’aube a mis son frais baiser !
Partout les roses printanières, Sur vos attraits à leur matin, Règnent radieuses et fières, Et leur souffle est dans votre sein…
On dirait, vierge ravissante, Que vous avez en même temps La fraîcheur de l’aube naissante Et le tendre éclat du printemps…
Et votre beauté qui se lève Ainsi qu’un rayon dans l’azur, A la teinte rose d’un rêve Qui sourit au fond d’un cœur pur !