French poem
020 (Or, à peine étions tombés du…)
by Georges Docquois (1863–1927)
Or, à peine étions tombés du firmament, Où l’aigle Volupté s’exaspère et clangore, Que, pensant aux moyens d’y remonter encore, Tu t’arrachais du lit, presque barbarement ;
Et, sans jeter sur toi le moindre vêtement, Impudique et, pourtant, plus rose que l’aurore, Tu désertais la chambre, en criant : « Je t’adore ! » Et te sauvais au fond de ton appartement.
Tu ne me laissais pas seul plus d’une seconde : De sorte que j’étais encore hors du monde, Tout à l’illusion d’un idéal amour.
Quand tu rentrais, faisant s’envoler la Chimère, Et quand tu me disais, m’offrant un œuf du jour : « Tiens, gobe, mon chéri. Cela va te refaire. »
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