French poem
022 (La nuit venue, et quand de…)
by Georges Docquois (1863–1927)
La nuit venue, et quand de la voûte du temple Universel la lampe en lumineux argent De la lune, soudain, se détache et descend, Je me penche sur l’humble fille et la contemple.
Dans l’oreiller doré de sa chevelure ample Elle dort, sur sa bouche un souris voltigeant. Sur elle jusqu’au jour je me penche, songeant. Et nous offrons pour la sculpture un bel exemple.
Car je suspends mon souffle ; et le sien, si léger, Enfle à peine son sein, qui ne semble bouger. Un rayon pâle et froid nettement nous découpe
Et ne frappe que nous dans l’ombre qui s’étend… Si bien que le sculpteur pourrait nommer ce groupe : « Veillant sur sa victime un faune repentant. »
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