French poem
028 (C’est ainsi ! Parce que, volontairement…)
by Georges Docquois (1863–1927)
C’est ainsi ! Parce que, volontairement traître Au Dieu de mon enfance, au catholique émoi Que ma pieuse mère avait fait naître en moi, À l’église j’avais cessé de comparaître ;
Parce que, confiant, plutôt que vers le prêtre Qui remet nos péchés, je suis allé vers toi ; Parce que, mon amour me tenant lieu de foi, Je n’ai voulu qu’à toi dévoiler mon pauvre être ;
Parce qu’obéissant à l’Esprit infernal, J’ai pris ton lit profond pour confessionnal, C’est en vain que trois fois j’ai frappé sur mes côtes
Et t’ai brûlée au feu de ma contrition ; C’est en vain que je t’ai fait l’aveu de mes fautes : J’ai dû m’en retourner sans absolution !
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