French poem
032 (Ô tristes humains que vous êtes…)
by Georges Docquois (1863–1927)
Ô tristes humains que vous êtes, Qui vous embarquez, tour à tour, Sur la galère de l’amour, Escomptant d’éternelles fêtes.
C’est bien vainement que vous faites Voile vers l’enivrant séjour ! Vous pourrez bien, jour après jour, Éviter toutes les tempêtes ;
Hélas ! vous n’éviterez pas Cet écueil que je vois, là-bas, Sourcilleux sous le choc des lames !
Car, vous le savez, cet écueil, Ah ! pauvres hommes, pauvres femmes, C’est votre inévitable orgueil !
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