French poem
031 (Te montres-tu, soudain, absorbée, et me…)
by Georges Docquois (1863–1927)
Te montres-tu, soudain, absorbée, et me plains-je De te sentir distante au cercle de mes bras, Tu me dis : « Voyons si tu me déchiffreras ! » Et tu ris de pitié… Car tu te crois la sphinge !
Quelle présomption ! Comme à travers ton linge, Ta peau, je lis ton cœur sans le moindre embarras : Et ton inconsistant et futile fatras De rêves, j’y vois clair à travers ta méninge.
Tout ce qui veille ou dort en toi, je le connais. Cesse de te poser en énigme : tu n’es, Ô très chère, pas plus qu’une autre compliquée
Je déchiffre ton être intime d’un coup d’œil, Aussi bien que la lampe au fond de la mosquée ; Et tu tiens toute, toute, en ce seul mot : orgueil !
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