French poem
086 (Vit-il encor, celui qui cueillit tes…)
by Georges Docquois (1863–1927)
Vit-il encor, celui qui cueillit tes prémices Et mit, premier, sa bouche à la fleur de ton sein ? À quel vieux céladon, à quel éliacin Fis-tu ce sacrifice entre les sacrifices ?
Par quelle violence ou par quels artifices Sut il, premier, capter de tes désirs l’essaim ? Fut-ce ton précepteur ? Fut-ce ton médecin ? Ces gens-là sont toujours prêts à ces bons offices.
Et pour les imposer ont assez de crédit ! Bref, quel fut celui-là, tu ne me l’as pas dit. De lui, qui fut avant tous les autres ton maître,
Te rappelles tu bien le visage et le nom ? Te les rappelles-tu, dis, ma chère ?… Peut-être… Oui, peut-être, après tout… Et peut-être, que non !
More by Georges Docquois
- 082 (Sache-le, toutefois, non, jamais ta figure…)
- 083 (Un de nos premiers jours, bras…)
- 084 (Nous étions des amants d’identique lignage…)
- 085 (Donc, si j’avais tenu pour dûment…)
- 088 (Elle n’était pas forte…)
- 089 (Ci-gît Lætitia, catin d’un bas hôtel…)
- 090 (Elle, du moins, me fit toutes…)
- 091 (À mon étable, en ville, oui…)