French poem
082 (Sache-le, toutefois, non, jamais ta figure…)
by Georges Docquois (1863–1927)
Sache-le, toutefois, non, jamais ta figure, Même quand je la vis dans sa réalité, Ta figure jamais n’a pour mes yeux été Ce soleil d’amour mort, cette planète obscure !
Quand mon illusion, perdant son envergure, S’abattit sur le sol, comme un aigle amputé, Ta figure à mes yeux garda cette clarté Que l’unique désir de plaire lui procure.
Ah ! certes, j’aperçus ce qu’elle a d’imparfait, Lorsque je ne lus plus sous le magique effet, Sous l’empire trompeur de l’ivresse première ;
Mais ce visage, alors terrestrement charmant, S’il ne les prisait plus de l’ancienne lumière, Baignait encor mes yeux d’un cher rayonnement.
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