French poem
085 (Donc, si j’avais tenu pour dûment…)
by Georges Docquois (1863–1927)
Donc, si j’avais tenu pour dûment avérés Les chapitres tout blancs de ton passé splendide, J’aurais bien dû te croire, au physique, candide, Puisque tu n’avais fait que des désespérés !
Et quand, enfin, tous tes scrupules libérés, Et prenant un parti que plus rien n’intimide, Tu te levas de ton altière pyramide Et, pour me joindre, descendis tant de degrés,
Avais-je pas le droit d’espérer la vestale Qui se renonce et va s’abandonner totale À son premier amant, dans son premier émoi ?
Je n’étais pas si sot ! Quand tu commis cet acte, Je ne m’attendais pas, hélas ! pauvre de moi ! À te trouver de corps plus que de cœur intacte.
More by Georges Docquois
- 081 (Ces traits, que nous pensions dignes…)
- 082 (Sache-le, toutefois, non, jamais ta figure…)
- 083 (Un de nos premiers jours, bras…)
- 084 (Nous étions des amants d’identique lignage…)
- 086 (Vit-il encor, celui qui cueillit tes…)
- 088 (Elle n’était pas forte…)
- 089 (Ci-gît Lætitia, catin d’un bas hôtel…)
- 090 (Elle, du moins, me fit toutes…)