French poem
151 (C’est d’un cœur à présent calmé…)
by Georges Docquois (1863–1927)
C’est d’un cœur à présent calmé, d’un sens rassis. Que j’aligne pour toi ces vers. Et tu t’effares De les voir à ce point de ta louange avares, Mais à te dénigrer, par contre, si précis.
Tu penses qu’à loisir je t’y blâme et noircis. Puisqu’ils n’éclatent pas comme autant de fanfares Pour chanter les vertus dont, à faux, tu te pares, Tu vas me les taxer d’infâme ramassis.
Ah ! tu n’en saisis pas la réelle portée, Ma chère ! Bien plutôt, que n’en es-tu flattée ! Car ces vers, que tu tiens pour un sanglant affront.
Au lieu de t’abaisser le portent à la nue. Parce qu’ils feront dire à ceux qui les liront : « On ne hait pas ainsi la première venue ! »
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