French poem
208 (Que devient Marianne, hélas ! me…)
by Georges Docquois (1863–1927)
Que devient Marianne, hélas ! me demandais-je. Or, voici que par cet ami de ses parents Qui me recommanda leur village, j’apprends Qu’on y verra, demain, son nuptial cortège !
Allons, cet oiselet qui donna dans mon piège En sera donc sorti, sans dommages trop grands… Elle ne manquait pas, d’ailleurs, de soupirants… Marianne d’amour, que le sort te protège !…
Mais, j’y songe, deux mois, deux à peine, ont coulé, Depuis le jour où je t’arrachai, fleur de blé !… Au mariage, ainsi, qui donc le précipite ?…
Qu’est-ce que ce penser, qui grandit, m’étouffant ?… Mon Dieu ! mon Dieu ! je ne serai, pauvre petite, Pas même le parrain de ton premier enfant !
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