French poem
XIII
by Gustave Kahn
J’étais allé jusqu’au fond du jardin quand dans la nuit une invisible main me terrassa plus forte que moi — une voix me dit ; c’est pour ta joie.
Ô mon grand amour sans merci, qui rayonne mon cœur et le pressure de tout souci d’une étreinte si sûre, amour de ma belle, m’ayez en merci.
Lors je vis des chars de gloire jaillir des profondeurs noires, et des fées en descendirent qui de mon fol cerveau défrichèrent toutes anciennes herbes amères, et mon amour put tendre la grande lyre.