French poem
XV
by Gustave Kahn
Paroisses domaniales des cœurs, les chœurs de vos maîtrises hantés et non suspects de traîtrises, planent sur un monde si vieux et si bas que le marquis de Carabas, possesseur de terres et de moulins à vent, n’en saurait croire ses oreilles d’âne, à entendre chanter les joies des maîtrises par les éoliennes du vent.
Ô joie de la présence infinie, votre chanson sur l’absence plane en gloire épanouie. Roses de jadis, roses de toujours, Parfums par toujours épandus et réjouis, passez sur l’âme du plus humble, du poète qui dans son âme écoute vos essences.
Charbon divin, celui de Moïse et d’Isaie, charbon sur mon cœur, ô vous, toi que j’adore, des mysticités passent et demeurent en mon cœur, écho sonore des maîtrises ; l’âme est tel vallon qu’on ensemence, si l’on veut de soleils, si l’on veut de démence.
Ô reine de mes joies et douleurs ô vous qui surpassez mon hymne de la hauteur de quelqu’un qui seul est hymne, aimez-moi, car je vous aime telle que vous êtes, telle que serez, et mieux que moi qui ne sais ce que de moi vous ferez.
Le plus fort ou le plus faible c’est votre arbitraire, le roi, fortifiez-moi de votre foi en moi et je serai en Occident le plus haut des rois.