Versos French Gustave Kahn XVI

French poem

XVI

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Une figure d’ange d’ébène aux ailes de solide métal d’or s’est levée sur mon cœur qui dort empreint du rêve doux de sa chaîne, et de larges yeux surhumains palpitent comme des gisements d’amour à tréfonds d’âmes ; s’allument florales de colossales pépites d’un métal fluide et dense plus pur que l’or.

La voix retentit comme un hymne paré d’étoiles parmi les drapeaux et les miroirs de fête ; des cadences de marteaux géants dans des forges hantées de chanteurs athlètes s’allument, frissonnent, sonnent et s’estompent pour faire place au chant doux des harpes. Pas des géants aux chansons douces d’amour, passez sur le rêve de mon cœur joyeux d’être enchaîné.

Des essaims de magiciens incantent : paraissez, phosphorescences dorées, symbole des enlacements, chant battant des orgueils d’amants.

Des essaims de magiciennes chantent. Illuminez, beauté, la terre éparse de lacs d’étoiles, la terre semée de bals de lumières et des courses d’ægipans parmi les toiles aranéennes des grands taillis dormants où se jouent les lignes des lèvres qui chantent.