Versos French Jean Aicard Le Bœuf

French poem

Le Bœuf

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Comme il passait au bord d’un champ où, tête basse, Un bœuf tirait l’araire et creusait des sillons, Un instant il rêva, l’œil fixé sur sa trace, Puis, ouvrant les deux mains, il sema des rayons.

Et songeant au bon grain, à l’ivraie, au mystère, L’homme que le travail des hommes attendrit, Bénit l’humble animal qui labourait la terre, En murmurant: «Le pain du corps soutient l’esprit.»