French poem
Sonnet IIII (En vain mille beautez à mes…)
by Jean de Sponde (1557–1595)
En vain mille beautez à mes yeux se presentent, Mes yeux leur sont ouvers et mon courage clos, Une seule beauté s’enflamme dans mes os Et mes os de ce feu seulement se contentent :
Les vigueurs de ma vie et du temps qui m’absentent Du bien-heureux sejour où loge mon repos, Alterent moins mon ame, encor que mon propos Et mes discrets desirs jamais ne se repentent.
Chatouilleuses beautez, vous domptez doucement Tous ces esprits flotans, qui souillent aisement Des absentes amours la chaste souvenance :
Mais pour tous vos efforts je demeure indompté : Ainsi je veux servir d’un patron de constance, Comme ma belle fleur d’un patron de beauté.
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